REGARD SUR LE CONTINENT » CAMEROUN/PAUL BIYA : l’incarnation du « Nnom Ngii »

CAMEROUN/PAUL BIYA : l’incarnation du « Nnom Ngii »

Par RAOUL PEPIN

Paul Barthelemy Biya Bi Nvondo président de la république du Cameroun, détenteur du pouvoir suprême que lui confère son peuple, est aussi un éminent détenteur du pouvoir spirituel qu’il aurait savamment obtenu dans toutes les régions du Cameroun.
Par Jean Paul Mbia
 

Que dire de ce syntagme nominal attribué au Chef de l’Etat le 15 janvier 2011, lors du Comice agro pastoral d’Ebolowa. Inspiré certainement par ses ancêtres, c’est sa Majesté René Effa qui l’a proposé et fait adopter lors des réunions publiques préparatoires à cet événement considéré comme la fête des seigneurs de la terre ou la mise en lumière du géni créateurs des laboureurs de la terre et éleveurs. C’était dans l’antre du domicile mythique (c’est là que s’est construit le destin du ministre d’Etat qui est le biographe attitré du chef de l’Etat, comme le fut Henri Bandolo pour le 1er Président) du professeur Jacques Fame Ndongo au quartier Bastos à Yaoundé.

C’est aussi lui, Sa Majesté René Effa, président des chefs traditionnels du Sud-Cameroun et aujourd’hui 2e Vice président du Conseil Régional du Sud, qui a remis les attributs de ce pouvoir des peuples pahouin au Chef de l’Etat, non sans avoir fait au préalable, l’incantation mythique et mystique des principaux ancêtres de la forêt, appelé par le juron (éndan). L’ancêtre du Président Paul Biya est : Mfe’e qui serait l’incarnation de la sagesse. Et l’on comprend bien pourquoi Paul Biya met du temps à agir prenant tout le temps nécessaire pour l’ultime décision. Quelle coïncidence, si l’on veut faire le rapprochement avec la perfection, Mfe’e compte 4 lettres comme le nom du chef de l’Etat : Paul et Biya. 4 est un chiffre parfait comme le démontre avec éloquence le professeur Jacques Fame Ndongo dans sa théorie « la sémiotique arithmétique », titre de son récent ouvrage « le phénomène Biya ». Le chiffre d’or selon le mathématicien parisien Cédric Villani est 1,6 proche de 2, sous-multiple de 4.Nnom Ngii (ce syntagme onomastique compte également 4 et 4 lettres). Cette remarquable coïncidence du chiffre parfait 4 (que l’on trouve partout dans la vie et la vue du Président), démontre à coup sûr, l’ascension  exceptionnelle de la trajectoire existentielle de Paul Biya.sur ce point, tous s’accordent sur le fait que cet homme, ce surhomme, est un réincarné, un mystère.

Nnom Ngii suscite : l’incarnation de la sagesse ancestrale, le dépositaire du savoir endogène et de la puissance séculaire et millénaire des peuples Ekang Naa (Centre – Sud – Est). Le guide suprême de toute la communauté des peuples de la forêt que nous représentons. C’est le grand sorcier de tous les temps.

Remontant l’histoire en 1938, à ELAT-Ebolowa, le médecin missionnaire américain Johnston s’était fait anoblir de ce lexème nominatif sacré par les populations locales. Une usurpation pour un non Ekang, sans doute y avait-il vu un terreau d’or. Nous étions encore sous la domination servile des peuples du nord. On l’appelait Dokita « Nnom Ngii ». Cette appellation lui fut attribué par un habitant d’un village voisin d’Elat dénommé Nko’o Essombo, à deux jets de pierre de l’hôpital protestant américain d’Elat connu sous l’appellation de  l’hôpital d’Enongal. Madame Cozzens Gwendolyn surnommée Okon Abeng (une beauté féerique) y administrait encore cette localité missionnaire avant son assassinat en 1944 (pendant la 2e guerre mondiale) par les extrémistes français qui redoutaient ses enseignements de science politique (la science du pouvoir) aux jeunes élèves du collège protestant d’Elat.

Les Ekang Naa  dont certains de nous sont l’emanation, ou  des boutures (ou si vous voulez des excroissances, des rameaux, des ramifications), sont les premiers habitants de la grande forêt équatoriale que l’on retrouve dans 7 pays africains :

Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo Brazzaville, Sao Tomé et Principe, Angola et Namibie

Pour la petite histoire, le celebricime combattant et opposant au régime de Jose Edouardo Dos Santos, Jonas Savimbi, président de l’Unita (assassiné par le colon pour ses réclamations indépendantistes), parlait et écrivait la langue Fang. Les fang sont les peuples primitifs loin d’être les incultes.  Encore qu’à y voir de près, la civilisation universelle – européenne, américaine, asiatique, océanienne – est africaine.ne dit-on pas que l’Afrique est le berceau de l’humanité, le dépositaire de l’antériorité de l’homme comme le confirme Cheikh Anta Diop dans «  Nations Negres et Cultures ». Thèse soutenue  par Yves Coppens, anthropologue, professeur au Collège de France, dans son ouvrage qui a pour titre « Nos ancêtres sont les noirs ».

Les Ekang Naa sont les bantous. Ils sont au nombre de 25,8 millions d’habitants dans ces 7 pays africains. Le professeur Mathias Eric Owona Nguini, Vincent Sosthène Fouda (au Canada) et moi en avons fait l’inventaire scientifique, démographique et holographique, dans un ouvrage en chantier.

Il est établi que, Ekang Naa est une dérivée onomastique de la ville Canaan au Moyen-Orient. Ce fut la terre promise aux enfants d’Israël (les juifs) par Dieu à travers Moïse (Moshe chez les juifs). Nous sommes les descendants de ce peuple de migrations qui va de la vallée sud du Nil pour atteindre le plateau de l’Adamaoua vers le 14e siècle. Les Bamiléké, semi-bantou, descendent de la Basse- Egypte et on peut le remarquer par leur attitude si particulière et qui les différencie des autres.

En clair, le Président Paul Biya, égypto-nubien, comme tous les Ekang Naa, se dévoile à partir de l’Adamaoua où se trouvaient ses ancêtres à cette période (vers l’an 1378) de l’histoire de l’humanité. On comprend quasiment ses origines ascendantes avec le septentrion. La marche se poursuivra vers le Soudan, le Tchad, le plateau de l’Adamaoua jusqu’à Lembe Yezoum. Cette colonie migratoire, à laquelle se greffent les peules rencontrés en chemin, va progresser jusqu’à Mvomeka’a où son père Etienne Mvondo Assam, catéchiste verni et converti,  prêchait le credo catholique aux fidèles et annonçait souvent à ses heures perdues l’arrivée d’un Grand homme politique qu’est le 2e président de la République du Cameroun : le Nnom Ngii, qui s’éteindra au pouvoir parce qu’ainsi est écrit, selon les écritures insondables, son destin divin. L’avenir nous le dira.

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