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TCHAD : LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES

Par RAOUL PEPIN

Maintenant que le président maréchal Idriss Deby Itno  l’homme fort du pays n’y est plus, le pays court le risque d’une guerre civile qui va plonger le Tchad dans une crise sociopolitique  insoutenable. C’est désormais à la communauté internationale de sauver ce petit pays de l’Afrique centrale d’une explosion.

Par ketchaza gertrude

Après l’annonce par l’armée  tchadienne du  tragique décès du président  tchadien Idriss Deby, le 20 avril 2021, son fils, le général Mahamat Kaka quatre étoiles, commandant de la redoutable garde présidentielle, a pris le pouvoir à 37 ans, placé à la tête d’un Comité militaire de Transition formé d’une quinzaine de généraux  et qui par la suite  a dissout  la Constitution et les institutions de la république. Le Tchad vit encore l’un des moments historiques de son existence  déjà très mouvementée  depuis l’assassinat par coup d’Etat  du premier président  de ce pays  le nommé  François Tombalbaye, le 13 avril 1975.

La Charte de Transition, adoptée  le 21 avril 2021 par les militaires au pouvoir  prévoit la possibilité de proroger la durée de la Transition au-delà des 18 mois initialement fixés. Mieux pour le nouveau  régime militaire,  elle ne pose aucune interdiction au général Mahamat Kaka  Idriss Deby Itno nouveau  maître du pays de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Cela ressemble à un  putsch militaire  qu’aucun pays n’a osé condamner à cause du flou qui entoure l’assassinat du président Deby. Le Tchad étant, par procuration des grandes puissances, le gendarme du Sahel un allié incontournable de la France dans la sécurisation du sahel en proie aux groupes jihadistes depuis la chute de la Libye de Mouammar Kadhafi. Et il faut désormais considérer que le général qui a pris le pouvoir le gardera pour de bon, en tout cas la charte le lui permet. L’opposition politique  l’a si bien  compris, qu’elle appelle le peuple tchadien  à “ne pas obéir aux ordres jugés par celle-ci, illégaux et illégitimes du Comité militaire de Transition”.

Malheureusement pour  cette opposition, ce pays hyper-militarisé qu’est le Tchad n’est pas membre de la CEDEAO (qui aurait pu décréter un embargo comme au Mali); de surcroît, les intérêts politico-militaires de la France sont si grands au Tchad que Paris ne fera rien qui gêne le nouveau pouvoir. Elle n’a désormais  que ses yeux pour pleurer car l’organisation sous-régionale  dans laquelle appartient le Tchad (CEMAC)  plonge dans l’hibernation au point où ses dirigeants auraient perdu toute leur crédibilité par  manque d’actions. Il revient à cette fameuse communauté internationale de prendre ses responsabilités au Tchad,  car au regard de ce qui se dit en ce moment, la société civile n’est pas prête à assister à la dynastie Deby. Elle pourra donner un coup de pousse à la rébellion qui menace au nord du pays à s’accaparer de la capitale tchadienne et semer le chao. En  ces moments fragiles ce pays peut exploser et sombrer dans une guerre infinie. La situation peut dégénérer à tout moment et dès l’or qu’il n’ya aucune institution pour gouverner le pays l’on assistera à une catastrophe qui peut entrainer la disparition de ce petit pays de la carte de l’Afrique centrale. Nous tirons une sonnette d’alarme et prenons à témoin le monde entier.

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